Le 26 avril, c’est la journée de l’asexualité

Nous organisons pour la première fois le 26 avril une "Journée de l’asexualité" avec AVA. Je vous mets à la suite le court texte que nous avons écrit pour présenter la journée. Si vous voulez apporter votre contribution : allez voir par ici.

 

Cette année, AVA organise pour la première fois une « journée de l’asexualité » le 26 avril. Une journée de l’asexualité, c’est une occasion unique pour se faire entendre. Face au silence qui règne 364 jours par an, nous avons décidé de créer notre propre journée. Une journée pendant laquelle notre parole nous appartient.

Lire la suite

2 Commentaires

Classé dans visibilité

Pensez-vous que la sexualité soit trop présente dans la société actuelle et autres questions

Les réponses que j’ai données lors d’une petite interview à la suite du lancement d’AVA.

***

 

Tout d’abord, l’asexualité avait été très présente dans les médias il y a deux ans. Qu’est-ce qui a changé?

Lire la suite

4 Commentaires

Classé dans FAQ, visibilité

La normativité sexuelle

quotes1

De la même manière que l’hétéronormativité positionne l’hétérosexualité comme la façon d’être normale, universelle et socialement désirable ; la normativité sexuelle positionne la sexualité comme une façon d’être normale, universelle et socialement désirable. Cette normativité sexuelle postule que toute personne est sexuelle tant qu’elle n’affirme pas le contraire. De surcroit, l’asexualité y est présentée comme nécessitant une explication et un possible traitement médical tandis que la sexualité est tout simplement, et souvent de manière non questionnée, pensée comme la façon d’être normale.

Lire la suite

Poster un commentaire

Classé dans Non classé, Normativité sexuelle

Le genre est sexuel

quotes1

Une des punitions qui nous tombe dessus quand on ne performe pas notre genre correctement*, c’est de ne pas être sexuellement attirant-e. Donc quand on est une femme, on a tout intérêt à être féminine. Si on ne le fait pas, on ne sera pas attirante sexuellement** et on aura du mal à trouver une relation (sexuelle) de couple.

Mais quand on est asexuel-le, c’est déjà le cas. Quand on est asexuel-le on ne crée pas de relations sexuelles avec les autres. Et donc la seule raison qu’on peut avoir pour être féminine, c’est que ça corresponde à ce que nous sommes. On ne va pas essayer d’être féminine ou masculin pour plaire sexuellement. Donc en un sens, quand on retire la volonté de se rendre attirant-e sexuellement, le genre devient moins important. Et en même temps, l’importance qu’il conserve est en quelque sorte plus authentique, puisqu’elle correspond vraiment à quelque chose que l’on veut exprimer.

En fait, le genre est pour une énorme part exprimé par et dans la sexualité. L’expression de notre sexualité est parfois notre genre tout entier. Et la question qui se pose c’est donc : à quoi peut bien ressembler l’expression d’une asexualité. Parce qu’au fond, apprendre à maîtriser son identité de genre sans sexualité, c’est pas du tout évident.

Lire la suite

Un commentaire

Classé dans Genre et (a)sexualité

Est-ce qu’on peut parler d’intimité sans parler de sexe ?

quotes1

"Ma définition de l’intimité est plutôt large. Pour moi, une relation intime est une relation dans laquelle on n’a pas peur de se rendre vulnérable. Et dans notre société, l’intimité est fortement associée au sexe. La capacité pour une personne d’être connectée avec une autre est en grande partie sexualisée. Et c’est plutôt étrange. Car je ne vois pas pourquoi toutes les relations importantes ou toutes les formes d’intimité émotionnelle devraient être sexuelles.

Ça m’est déjà arrivé de discuter avec des personnes de ce qu’elles appelaient leur « sexualité ». Et au bout d’un moment, je me rendais compte que sous ce mot il y avait tout un tas d’émotions et de sentiments différents. Certaines fois ça avait à voir avec la sexualité et d’autre fois pas du tout. C’est comme si elles n’avaient pas d’autre langage que celui de la sexualité pour exprimer ce qu’elles ressentaient."

Lire la suite

2 Commentaires

Classé dans Normativité sexuelle

Pour créer une dialogue honnête sur la sexualité, il faut aussi parler d’asexualité

quotes1

"Dans notre société, qui fait du sexe un argument marketing, parler de sexe revient parfois à le glorifier sans aucun recul. Je pense que c’est important d’avoir conscience que glorifier le sexe ou le présenter comme nécessairement supérieur aux autres façon de se connecter avec les autres n’est pas un choix anodin.

En fait, je pense que si vous voulez créer un dialogue honnête sur la sexualité, il faut aussi parler d’asexualité. Pour célébrer la sexualité, il faudrait aussi célébrer le fait que le sexe est parfois ennuyeux et qu’il y a d’autres façons d’entrer en contact avec les gens. Au jour d’aujourd’hui, même dans les espaces ouvertement pro-sexe, ce ne sont pas des sujets faciles à aborder à voix haute."

Lire la suite

Poster un commentaire

Classé dans Normativité sexuelle, pro-sexe

L’amour et l’amitié : quelle est la différence ?

quotes1

« Dans la communauté asexuelle le terme « célibataire » n’existe pas. Pourquoi ? Parce qu’utiliser le mot « célibataire » suppose que les relations amoureuses sont la seule source d’intimité valable dans notre vie. En fait, on préfère plutôt utiliser des mots comme « romantique » ou « aromantique » pour décrire nos relations. Quand des personnes asexuelles s’échangent des nouvelles, elles ne parlent pas seulement de leurs relations, elles parlent aussi du modèle de cette relation. Et finalement, chaque personne asexuelle finit par élaborer sa propre vision de l’intimité et du fonctionnement des relations.

Lire la suite

Poster un commentaire

Classé dans binarité amitié/romance