Non Ronald Virag, l’asexualité n’est pas une maladie

La couverture du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux

Vous pouvez lire aussi l’article sur le blog de l’Express de Camille qui a accepté de publier ma réponse. Merci Camille !

Il y a quelques jours un médecin sexologue du nom de Ronald Virag a publié sur Leplus un article profondément dérangeant qui traite d’asexualité. Je ne vais pas vous dire tout ce que je pense de Ronald Virag et de son article. Il suffit juste de savoir que Ronald Virag est un scientifique reconnu et que l’essentiel de son argumentation revient à associer l’asexualité à un ensemble de pathologies que l’on trouve dans les manuels de psychiatrie. Il n’est pas parfaitement clair sur le sort qu’il réserve à l’asexualité en général, mais il semble bien que pour lui l’asexualité soit une pathologie mentale, ou plutôt un ensemble de pathologies rassemblées sous un label commun.

Vous avez sans doute compris : je ne partage pas l’avis de Ronald Virag. Pour vous dire les choses directement, je pense que les sexologues en général et Ronal Virag en particulier sont en train de commettre la même erreur qu’ils ont déjà commise avec l’homosexualité. Cette erreur, c’est celle de confondre préjugés et vérité. Cette erreur, c’est celle de se sentir obligé de transformer les sexualités qui dérangent en maladies mentales.

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Consentement et culture de la sexualité obligatoire

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Une personne asexuelle qui ignore qu’elle est asexuelle va grandir en croyant qu’elle doit être absolument sexuelle, qu’elle doit absolument ressentir de l’attirance sexuelle et être sexuellement active. Éprouver du désir sexuel est présumé être aussi naturel et universel que respirer, et une personne qui n’en aurait pas serait nécessairement anormale ou déficiente d’une façon ou d’une autre. Les personnes asexuelles subissent une pression à la « normalité » à cause du stigma et des stéréotypes que notre culture attache aux notions de virginité, de célibat, d’aromantisme, et d’autres. Une personne asexuelle qui ne se conforme pas à une forme de sexualité obligatoire rencontrera préjugés, harcèlement, sera considérée comme malade ainsi que d’autres difficultés ; en somme, elle subira des pressions, sera contrainte à se comporter comme une personne sexuelle « normale »*.

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Asexualité, féminisme, masculinité et impératif sexuel : une interview avec Ela Przybylo

1- Bonjour Ela, pouvez-vous vous présenter et dire quelques mots sur votre travail ?

Mon nom est Ela Przybylo et je suis une chercheuse féministe au Canada. Cela fait plusieurs années que je m’intéresse à l’étude de l’asexualité – moins comme une identité et une plate-forme d’organisation que comme un ensemble de réactions face à l’impératif sexuel.

 

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Lettre ouverte aux adolescentes et adolescents asexuels

Ce texte est une traduction de « An Open Letter to Asexual Teenagers ».

J’ai à présent plus d’une vingtaine d’année et je n’ai pas de désir réel de revivre mes années d’adolescence. Si je le fais, c’est parce que ça peut aider d’autres personnes qui pourraient traverser les mêmes « problèmes » que ceux auxquels j’ai été confrontée, en tant qu’adolescente complètement désintéressée par le sexe. Lire la suite

Petite expérience de pensée à destination des personnes qui ne sont pas asexuelles

« Imaginez que vous vous réveilliez un jour dans un monde duquel toute sexualité a disparu. Un monde parfaitement asexuel. Personne ou presque, dans ce monde, ne ressent d’attirance sexuelle. Et évidement, on ne parle pas de sexualité, il n’y a pas de mots pour décrire l’expérience de la sexualité, ni d’idées pour la comprendre. Imaginons encore que dans ce monde, être asexuel-le est considéré comme la façon d’être normale. C’est la façon d’être encouragée et valorisée. Aucune personne bien constituée ne pense jamais à la sexualité. Il est connu qu’il existe des personnes sexuelles, mais ce n’est pas un sujet intéressant. Et quand on en parle, c’est toujours pour indiquer que la sexualité est le symptôme d’une inaptitude, d’une perturbation ou d’une maladie. Dans ce monde, il n’y a pas non plus de mots pour décrire les pratiques et les relations sexuelles. Les relations asexuelles, par contre, sont valorisées au-dessus de toutes les autres. Ce sont les relations les plus importantes dans la vie d’une personne et la tâche principale dans la vie d’un adulte est de trouver un-e partenaire asexuelle.

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Pourquoi il faut un A dans LGBTQIA

Ce texte est une traduction de « Reasons why I need the A in LGBTIAQ to stand for Asexual, not Ally » du blog Whimsy and Biscuits.

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Parce que ma mère m’a dit que je devais me soûler, m’allonger sur le dos et laisser mon mari prendre son pied. Parce que si j’étais soûle, je serais plus détendue et ce serait plus vite fini.

Parce que ma sœur m’a dit que j’enfermais mon mari dans une relation perverse, et qu’un jour il me quitterait.

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Pourquoi on ne peut pas se passer d’une éducation à l’asexualité 

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Je suis sûre que beaucoup vont dire : « Mais pourquoi est-ce si important que ton orientation sexuelle soit reconnue sur un site traitant de santé sexuelle ? En quoi ça te regarde si tu ne couches avec personne ? » D’ailleurs, j’entends toujours les gens demander : « Pourquoi est-ce que tu as besoin que l’asexualité soit reconnue ?! Les personnes asexuelles n’ont aucun problème à surmonter ! » Honnêtement, je suis habituée à ce que le plus grand nombre ignore ma sexualité et que les plus ignorants l’insultent. Mais ce manque de visibilité, ce silence, c’est ça le vrai problème.

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Asexualité et LGBT : plaidoyer pour une inclusion

C’est Rising Sun de AVEN qui a traduit le texte. Merci ! (L’original, sur le site de Asexual Awareness Week)

 

1- La place de l’asexualité dans le mouvement LGBT

On entend souvent dire que les personnes asexuelles n’ont rien en commun avec les personnes lesbiennes, gays, bi-e-s ou trans et qu’elles ne partagent aucun des problèmes et des désavantages de ces dernières, si ce n’est le fait d’appartenir à une minorité sexuelle. Qu’en est-il ?

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Le 26 avril, c’est la journée de l’asexualité

Nous organisons pour la première fois le 26 avril une « Journée de l’asexualité » avec AVA. Je vous mets à la suite le court texte que nous avons écrit pour présenter la journée. Si vous voulez apporter votre contribution : allez voir par ici.

 

Cette année, AVA organise pour la première fois une « journée de l’asexualité » le 26 avril. Une journée de l’asexualité, c’est une occasion unique pour se faire entendre. Face au silence qui règne 364 jours par an, nous avons décidé de créer notre propre journée. Une journée pendant laquelle notre parole nous appartient.

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