Introduction à l’asexualité

Qu’est-ce qu’une personne asexuelle ?

Une personne asexuelle ne ressent pas d’attirance sexuelle. La plupart des gens se rendent compte qu’il y a certaines personnes qui ne les attirent pas sexuellement. C’est la même chose pour les personnes asexuelles, mais cela inclut tout le monde !

Est-ce qu’asexuel veut dire abstinent ?

L’abstinence est un choix de vie, l’asexualité est une orientation sexuelle. L’abstinence est une décision consciente. Quand on est abstinent on s’abstient d’avoir des relations sexuelles, même si on ressent du désir sexuel. La plupart des asexuel-le-s ne se considèrent pas abstinents car ils ne « s’abstiennent » en fait, de rien. De la même façon qu’une personne gay ou lesbienne ne « s’abstient » pas d’avoir des relations sexuelles avec des personnes du genre opposé, de la même façon qu’une personne hétéro ne « s’abstient » pas d’avoir des relations sexuelles avec des personnes de même genre, les asexuel-le-s ne s’abstiennent de rien. En plus, certain-e-s asexuel-le-s choisissent d’avoir des relations sexuelles et ne sont donc certainement pas abstinent-e-s.

Est-ce que les personnes asexuelles sont dégoûtées par l’idée du sexe ?

Certaines personnes sont « repoussées » par l’idée du sexe. Cela signifie qu’elles ne peuvent pas penser à s’engager elles-mêmes dans des relations sexuelles sans être répugnées par cette idée. D’autres personnes sont « indifférentes », ce qui signifie que s’engager dans une relation sexuelle ou l’idée de s’engager dans une relation sexuelle ne les dérange pas, et cela même si elles ne ressentent pas d’attirance sexuelle. La même variation existe d’ailleurs chez les personnes non-asexuelles. Pour certaines personnes sexuelles, l’idée d’avoir du sexe avec quelqu’un-e pour qui on ne ressent pas de désir est tout à fait acceptable. Pour d’autres, c’est impensable.

Est-ce que les personnes asexuelles s’opposent à ce que les autres aient des relations sexuelles ?

L’asexualité n’est pas l’anti-sexualité. Ne pas vouloir avoir de relations sexuelles n’est pas du tout la même chose qu’avoir une attitude négative à l’égard du sexe.

Les attitudes à l’égard du sexe diffèrent selon les personnes, mais très peu de personnes asexuelles ont une attitude négative à l’égard du sexe. Et il faut aussi se rappeler que ce type d’attitude se retrouve aussi chez les personnes qui ne sont pas asexuelles. La plupart des asexuel-le-s ont en fait une attitude très positive à l’égard du sexe et beaucoup se déclarent même « sex-positives ».

Est-ce que les personnes asexuelles forment des relations intimes ?

Exactement comme tout le monde, certaines personnes asexuelles désirent avoir des relations intimes et d’autres non. Une personne asexuelle peut découvrir qu’elle est attirée visuellement par quelqu’un (attirance esthétique), ou qu’elle a des sentiments romantiques pour quelqu’un (attirance romantique). Même si ces sentiment n’ont pas de dimension sexuelle.

Mais une relation sans sexe, n’est-ce pas la même chose qu’une amitié ?

Les relations romantiques sont souvent définies par leur aspect sexuel. L’amour et le sexe étant liés étroitement. Or, dans l’ensemble, les personnes asexuelles n’associent pas l’amour et le sexe, puisqu’elles ne ressentent pas d’attirance sexuelle. Le sexe est l’une des façons d’exprimer ses sentiments amoureux. Le sexe n’est pas nécessairement ce qui sépare amour et amitié. Certaines personnes choisissent d’être abstinentes et sont pourtant amoureuses, tandis que d’autres ont des relations sexuelles sans être amoureuses. De la même façon que le sexe n’a pas besoin de l’amour, l’amour n’a pas besoin du sexe. Les sentiments amoureux sont exprimés et ressentis de différentes manières par différentes personnes. Il n’y a pas de meilleure façon.

Est-ce que les personnes asexuelles ont des préférences de genre dans les relations ?

Bien que les personnes asexuelles n’aient pas d’attirance sexuelle, bon nombre d’entre elles ressentent ce qu’on appelle de l’attirance romantique. Or, cette attirance romantique est souvent genrée. On parle alors volontiers d’orientation romantique.

Certaines personnes asexuelles se décrivent comme hétéroromantiques (ressentent des sentiments romantiques pour des personnes d’un autre genre), homoromantiques (ressentent des sentiments romantiques pour des personnes d’un même genre), biromantiques (des sentiment romantiques pour les hommes et les femmes), panromantiques (sans préférences de genre). Enfin, les asexuels aromantiques ne ressentent pas d’attirance romantique.

Pourquoi les personnes asexuelles n’ont-elles pas des relations intimes seulement avec d’autres personnes asexuelles ?

Être attiré par quelqu’un-e n’est pas quelque chose que l’on contrôle. En plus, puisque l’asexualité est mal connue et que les personnes asexuelles sont en petits nombres, dispersées un peu partout, il est difficile de trouver une autre personne asexuelle. Sans parler d’une personne compatible. Les relations « mixtes », entre une personne non-asexuelle et une personne asexuelle sont donc les plus courantes. Ces relations peuvent être délicates à gérer, comme d’ailleurs toutes les autres relations, mais elles peuvent fonctionner.

Si une personnes asexuelle ne ressent pas d’attirance sexuelle envers qui que ce soit, pourquoi aurait-elle des relations sexuelles ?

Il y a beaucoup de raisons pour lesquelles une personne asexuelle peut avoir des relations sexuelles. Dans le cadre d’une relation avec une personne non-asexuelle, le sexe peut être négocié. On peut aussi apprécier le sentiment de connexion physique ou émotionnelle que le sexe procure parfois. Ou on peut tout simplement en apprécier les sensations.

Comment peut-on à la fois être asexuel-le et avoir une libido ?

L’orientation sexuelle et la libido sont deux choses différentes. Les personnes asexuelles qui ont une libido font l’expérience de ce qu’on appelle parfois une « libido sans objet ». La plupart des asexuel-le-s qui ont une libido ne cherchent pas à la satisfaire dans des relations sexuelles, puisque de fait, ils ne ressentent pas d’attirance sexuelle.

L’asexualité est-elle causée par un taux d’hormones inhabituel ? Ou par une libido faible ou inexistante ?

Il y encore peu d’études scientifiques sur l’asexualité et on ne sait pas mieux ce qui « cause » l’asexualité que ce qui « cause » d’autres orientations sexuelles. Il n’y a, aujourd’hui, aucune indication qu’un dérèglement hormonal ou une libido insuffisante soit la « cause » de l’asexualité. Si la majorité des asexuel-le-s ne désirent pas avoir de relations sexuelles, cela est dû pour beaucoup au fait qu’elles et ils ne ressentent pas d’attirance sexuelle.

L’asexualité est-elle causée par un traumatisme ou par des troubles mentaux ?

La majorité des asexuel-le-s n’ont pas subi de traumatismes et ne souffrent pas de troubles mentaux. Il est d’ailleurs important de se souvenir que les traumatismes et les troubles mentaux ne sont le propre d’aucune sexualité et qu’il n’y a pas à ce jour de données établissant un lien quelconque entre la maladie mentale et l’orientation sexuelle d’une personne. Au contraire, selon, un étude récente, (Brotto et Al.) « le taux de psychopathologies parmi les asexuels n’est pas plus élevé » que parmi la population générale.

Peut-être que les asexuel-le-s n’ont pas encore rencontré la bonne personne ?

Bien que certain-e-s peuvent choisir d’avoir des relations sexuelles, la majorité des asexuel-le-s savent très bien qu’elles ou ils ne veulent pas avoir de relations sexuelles. Il n’y a pas besoin d’essayer le sexe pour savoir qu’on n’en n’a pas envie.

D’ailleurs, la plupart des asexuel-le-s ont déjà entendu cette remarque. C’est la même chose que de dire à une personne hétéro qu’elle n’a pas encore rencontré la bonne personne du même genre qu’elle. Ou de dire à une personne lesbienne ou gay qu’elle n’a pas rencontré la bonne personne du genre opposée.

Comme pouvez-vous savoir que vous êtes asexuel-le sans avoir essayé avant ?

Généralement, les personnes hétéros n’ont pas besoin d’avoir des relations sexuelles avec une personne du genre opposé pour savoir qu’elles sont hétéros. Pareil pour les personnes lesbiennes ou gays. De la même façon, la plupart des asexuel-le-s sont conscient-e-s de leur orientation sans avoir besoin d’essayer le sexe. D’autres essayent au contraire, et ne se disent asexuelles qu’après. L’orientation sexuelle d’une personne est une expérience individuelle et découvrir ce que l’on est ou ce qui nous convient le mieux n’arrive pas à chacun-e de la même façon.

Pourquoi chercher à sensibiliser le public à l’asexualité ?

Dans un monde où le sexe et les relations sont partout, la vie de celles et ceux qui ne s’y retrouvent pas peut être très solitaire et douloureuse.

Beaucoup de personnes asexuelles se sentent « défectueuses », car elles ont le sentiment de ne pas avoir les mêmes besoins et les mêmes désirs que « tout le monde ». Beaucoup d’autres sont en proie à des sentiments de honte, et l’attitude des pairs, parfois inappropriée, voire ouvertement hostile, peut aggraver cette situation. Essayer à tout prix d’être « normal » peut mener beaucoup d’asexuel-le-s à s’enfermer dans des vies malheureuses.

Sensibiliser le public à la l’asexualité, c’est avoir la chance de dire : vous n’êtes pas seul-e. Vos sentiments et votre vécu n’ont rien de honteux. Mais aussi : l’asexualité est une orientation sexuelle. Ce n’est pas quelque chose qui se traite ou qui se soigne. Et c’est enfin la chance de dire : soyez fièr-e-s de ce que vous êtes.

Au-delà de ça, plus il y aura de sensibilisation, plus il sera facile pour les personnes asexuelles de se retrouver, de créer des liens, d’obtenir du réconfort et du soutien. Enfin, être sensibilisé à l’asexualité, cela peut être une chance d’en apprendre un petit peu plus sur la sexualité humaine et les relations qu’il est possible de former les un-e-s avec les autres.

FAQ traduite et adaptée avec l’accord de Asexual Awareness Week, depuis leur page : What is asexuality?.

47 réflexions sur “Introduction à l’asexualité

    • Dans cette société, on est autant obsédé par le sexe que par les enfants…
      De la même manière qu’il existe des personnes asexuels, il existe aussi des personnes qui ne veulent pas avoir d’enfants.

      Par exemple, moi, je suis asexuelle et je ne veux jamais avoir d’enfants.

    • Pour ma part faut pas ce le cacher on vie dans une société qui veut nous contrôler et nous dire quoi faire. L’important est de regarder nos valeurs et de ne pas se laisser influencer par le paraître pour plaire à cette société mais de faire les choix qui sont bon pour nous.

  1. De même pour moi ,j’ai 43 ans et ça a été un ouf de soulagement lorsque j’ai divorcé,enfin je n’avais plus à me plier au devoir conjugal.Pourtant j’ai eu d’autres copines après que j’ai prévenu de mon asexualité mais qui ne m’ont pas cru et sont parties ds les 3 semaines,il y en a mm une qui n’a rien compris en me proposant 1 PQ,là c’est moi qui n’est pas compris.Il faut dire que je ne sais pas dire non au début mais que j’esquive après et les femmes y croient et il m’est alors difficile de leur expliquer que je leur ai fait l’amour juste pr avoir la paix et ne pas casser la relation dès le 1er soir,histoire de ne pas la décevoir.Désormais j’esquive ou je rejette les avances de ces dames et je préfère la solitude que j’ai appris à apprivoiser et à organiser de manière sympa,je n’ai jamais fait autant de choses que depuis que je suis célibataire et pendant que vous vous endormez parce que vous êtes crevés après avoir fait 3 heures l’amour pour 10 secondes de plaisir,moi je suis allé en concert,me tirer une bourre en moto,taper un bon match de foot(parait qu’il faut faire du sport),bref,je vis et je ne ressent vraiment aucune attirance sexuelle et n’en éprouve pas le besoin et c’est très bien comme ça,bises…

    • Je te comprends parfaitement !…Depuis toujours je cherche un homme capable de sentiments profonds, sans pour autant avoir du désir. Je n’ai jamais eu de désir pour qui que ce soit et quand j’étais amoureuse (passionnément pourtant) l’acte d’amour était vraiment une corvée horrible dont je garde un très mauvais souvenir..Je ne veux plus jamais connaitre ça !
      Bien sur, une épaule sur laquelle poser ma tête, une complicité sur les choses importantes et une bonne dose de tendresse et d’affection me manquent…Mais pas au point de me prostituer pour ça.
      Moi aussi j’ai choisi la solitude et depuis, ma vie est beaucoup plus belle et je vis heureuse enfin ! (Le cauchemar est terminé).
      Bonne continuation…

  2. comme Baptiste mais pour mois ce n’est pas vraiment un refus c juste que peut importe la manière je n’arrive pas a m’imaginer marié avec des enfant et même pour une relation de couple ça reste assez limité mais je ne suis pas pressé je me satisfait de mas condition actuel.

  3. Cela fait du bien de voir des gens conscients de cette orientation et surtout compréhensifs et ouverts.
    Je tente depuis quelques temps de comprendre ma situation, qui est l’absence d’envie de relations sexuelles avec une autre, et en même temps une attirance tout de même envers le sexe opposé (par exemple en regardant un film.. à caractère explicite, dirons-nous). Je traverse alors une période plutôt difficile en terme de relations dans ce sens où je n’ai même plus cette envie d’aller vers l’autre, ni cette attirance quand il s’agit de..
    Si quelqu’un a une piste, un livre, une bouteille à la mer, qui pourrait m’aider..!

    • Ca n’a rien d’anormal, au contraire. Ne pas avoir d’attirance sexuelle pour les autres n’empêche aucunement d’être excité par un film, un roman ou un fantasme, ou même être attiré esthétiquement par d’autres personnes.
      Certains asexuels, (que les anglais appellent Aegosexuals), se détachent de la cible « objet » de l’excitation sexuel. L’excitation en réponse à l’érotisme ou de la pornographie est alors dépourvue de tout désir de participer.
      (je suppose que je réponds un peu tard à ce commentaire, mais peut-être n’avais-tu pas encore trouvé réponse à tes interrogations)

  4. Je trouve vraiment rassurant que des hommes puissent étre asexuel parcequ’à bientot 33 ans j’ai toujours étée et suis encore,qu’une sorte d’objet sexuel qu’ils essaient toujours de s’approprier pour me consommer.C ‘est douloureux à vivre au quotidien; ont ne s ‘interresse pas à vous,si ont ne peut pas vous consommer telle une vulgaire marchandise dans cette société alor vous ne servez à rien et c’est la sollitude et l’imcompréhention voir les moqueries.Et l’Amour dans tout ça ? J’aime tant les gens je déborde d’amour et de tendresse mais personne n’en veux.C’est du sexe sinon rien.C’est tres frustrant méme blaissant.Je n’ai encore jamais rencontré une autre personne asexuelle comme moi dans ma vie.

    • C’est terrible ce que tu dis, j’ai seulement 18 ans et j’ai toujours été repoussée par le sexe, je n’en veux pas dans ma vie. Pour moi la virginité est réellement précieuse et je ne souhaite jamais la perdre avec qui que soit. Malgré mon jeune âge, l’incompréhension est déjà très présente. On m’a même dit que j’avais une maladie mentale. Or c’est juste un choix de vie, je trouve qu’il y a bien trop de contraintes autour du sexe.
      Il faut en tirer la conclusion qu’être en couple sans avoir de relations sexuelles est impossible, comme si cela était un passage obligé. Ce qui me révolte au plus au point car je sais parfaitement que l’on peut aimé quelqu’un profondément sans se donner entièrement à lui. La minorité de personnes qui ont justement choisi cette voix de sérénité et d’ataraxie, vous devez être fort et ne pas céder aux pressions de votre entourage.

      • ça fait vraiment du bien d’entendre une jeune fille parler comme ça…J’aimerais une belle fille comme toi ! Qui a d’autres valeurs.

  5. Bonsoir ,

    J’ai 25 ans et voila maintenant plus de 5 ans que je suis en couple avec ma copine et nous souffrons tout mes deux énormément car je l’aime de tout mon Coeur mais je ne ressent aucun désir sexuel , elle en souffre énormément car elle a la patience de rester avec moi en attendant que je face quelque chose et j’ai énormément de respect en vers elle car je sais bien qu’aucune autre fille aurait attendu autant de temp , je sais donc plus trop ou j’en suis car j’en souffre aussi mais l’envie de passer à l’acte de fait peur , je me dit donc exactement comme expliqué ci dessu que je ne suis pas normal qu’il y a un problème quelque part , j’en suis même allé a me poser la question de savoir si je n’étais pas gay , mais non du moins je ne crois pas , je suis donc aller voir un psy qui a juste trouvé a me dire séparez vous bref au final aucune réponse , je ne comprend pas qu’au bout d’autant de temps je n’ai rien envie de faire alors que je souhaite construire ma vie avec elle . Si quelqu’un peut m’aider je suis joignable par mail . merci

    • Salut Anthony.

      Serait-il possible de te contacter?
      Je suis exactement dans le même cas que toi.

      En te lisant, j’ai d’ailleurs cru que c’était moi qui avait posté ça sans m’en rappeler.

      J’ai besoin de parler de ça avec qqn qui vit exactement la même chose.

  6. Bonsoir
    Cet article et les commentaires sont vraiment intéressants. Je connaissais l’asexualité de nom. Mais, je suis en train de réalisée que je suis très certainement asexuelle.
    Merci

  7. Salut à tous.
    Je vous ai lu et me retrouve un peu dans toute vos expériences

    J’ai 19 ans (garçon), sans expérience sexuelle.
    Néanmoins je ressent du plaisir en me masturbant. (Ce qui n’a pas l’air d’être le cas chez beaucoup d’asexués)

    Je ne suis pas attiré sexuellement par les filles.

    Quand aux gars l’idée de relation homosexuelle me rebute néanmoins je dois avouer être attiré physiquement.
    J’ai toujours attribué cette attirance pour le même sexe que moi à un complexe de moi même ou au fait que je prenais les autres pour ce que je voudrais être (sans réel désir sexuel avec eux)

    Quand à mon idée de l’avenir je désire des enfants (mais pas l’acte qui les engendre)

    Pensez-vous que je suis asexué ou y a-t-il un autre terme que j’ignore

    Si quelqu’un est dans le même cas que moi, faites moi savoir comment vous vivez ( ou avez vécu) cela.
    Merci d’avance

    • Ton cas est moins désespéré que le mien…De mon temps on ne pouvait pas contacter des gens comme nous sur internet !
      Tu pourras peut être trouver une fille, avec qui tu aurais des affinités et pour qui tu pourrais avoir de l’affection et qui, tout comme toi, n’aimerait pas avoir de sexualité…Comme la masturbation ne te pose pas de problème une insémination serait un bon moyen de procréer sans se sacrifier…Comme j’ai du le faire il y a 20 ans.
      Bonne chance !

    • être asexuel n’empêche pas de ressentir du plaisir en se touchant ou en étant toucher, ce sont deux choses très différentes. Si certains asex, comme moi, n’éprouve pas de désir ni de plaisir à la masturbation, ça n’est pas le cas pour tous;

      D’après ce que je lis de tes paroles, tu serais homo-romantique, si tu tombes amoureux des hommes, ou en tout cas tu aurais un attirance physique (et non sexuelle) pour eux. Il faut séparer les orientations romantiques et sexuelles, si tu veux plus d’informations, tu devrais te renseigner sur les spectres de l’asexualités ou des orientations en général, ça pourrait t’aider à y voir plus clair.

      Mais si tu n’as pas d’attirance sexuelle pour qui que ce soit, alors oui je pense que tu es A.

      Courage à toi !

  8. Je croyais être la seule à ressentir cela. Ça fais du bien de savoir que l’on n’est pas seul. J’ai su qu’il y avait même des sites de rencontre pour les asexuels comme acitizen.fr. J’ai l’impression que tout le monde ne parle que de sexe, que le monde tourne autour du sexe. N’y a t’il pas des choses plus intéressante ?

  9. L’asexualité tout comme beaucoup de variation de l’être humain existent, mais une vraie asexualité inée me parait être un cas très rare. Avec tout les nouveaux perturbateurs environnementaux (perturbateur endocriniens, pollution, drogue, mal-bouffe, stress, etc.) , dans nos société moderne nos conditions physiologiques et nos systèmes sexuel sont bien mis à mal.
    Un facteur récent qui vient entrainer de la confusion et un questionnement sur sa sexualité : le porno d’internet. Voici une traduction d’un article US intéressant à propos de l’asexualité induit par des années de consommation de porno : http://votrecerveaudansleporno.com/asexuel-et-stimulations-artificielles-internet

    Cela ne concerne pas toutes les personnes qui se pense peut être asexuel, mais c’est intéressant à noter pour éclairer ceux qui ne sont pas asexuel inné.

    • J’ai compris être asexuel.le bien avant de connaitre le porno. Et pourtant il m’est arrivé de ressentir du plaisir devant.

      Je ne vois pas le rapport et il me semblait que cela avait été démontré depuis longtemps, qu’à part réelle addiction, le porno n’engendrait pas d’effets secondaires sur la vraie vie. Les commentaires de cet article d’ailleurs tendent à provenir de gens ayant (eu) une addiction. Donc cela ne concernera qu’une infime partie du spectre asexuel.
      De plus cet article n’est absolument pas développé, aucun élément scientifique ou trace de recherches. Les témoignages ne se focalisent tant sur l’attirance sexuelle que sur la beauté de la femme. Dans ces commentaires le sujet n’est pas l’attirance sexuelle mais l’attirance de la beauté, « retrouver la beauté et être à nouveaux attiré par une femme belle » est l’argument principal.
      Outre tout ça je trouve beaucoup de ces commentaires réducteurs/mal formulés/blessants envers les ace et les femmes [ou même envers tout le spectre LGBT+ dans certains.] Peut être que ce n’est qu’une impression mais ça m’empêche de pouvoir voir cet article comme sérieux et à d’autre but que de décrédibiliser l’asexualité. D’ailleurs les témoignages sont uniquement d’hommes hétéros. Sauf un, mais il dit vouloir ressentir de l’attirance envers les femmes. Et le reste du site ne fait que confirmer mon impression…

      Je n’invalide pas le fait que ces hommes aient pu avoir cette expérience, mais quand l’un d’eux remet en question tout le spectre asexuel, excusez moi mais non. Je peux pas. Je trouve ça juste totalement déplacé d’appliquer aux autres une expérience personnelle.

    • Ce n’est pas parce que « on » n’aime pas le sexe, que on est faible, va falloir arrêter ce préjugé de « problème sexuel », égale impuissance, quand je lis ça sa me fait rire.
      Le sexe est un droit, tu veut, ou tu veut pas point sa s’arrête là.

      • Tout à fait d’accord !…La force des uns peut aussi être la faiblesse des autres. Par chance on est pas tous obligés d’avoir les mêmes valeurs. La LIBERTÉ est une des plus belles choses au monde.

  10. Je trouve ce site vraiment très intéressant, bien fait, ouvert … bravo !
    Je ne sais pas si je suis asexuelle ou pas, je ne sais pas si j’ai envie de me catégoriser d’ailleurs ou juste être comme je suis, différente d’hier et peut-être de demain. Mon cas est bien sûr particulier … je dis bien sûr car chaque être humain est aussi particulier que ses empreintes digitales : j’ai eu des enfants, une vie amoureuse et sexuelle libre et consentie (bon la notion de consentement est un sujet compliqué …) enfin bref tout allait dans la norme ou presque … et puis et puis j’ai décidé de réfléchir sur la notion de besoin et d’envie et là je me suis vite aperçue que les gens ont des relations parce qu’ils pensent en avoir besoin (c’est ce qu’on martèle à tout le monde) et que d’ailleurs c’est comme ça qu’on légitime des choses comme la prostitution ou les relations d’un soir histoire de répondre à ce besoin présenté comme vital. Pourtant ce n’en est pas un : personne n’est jamais mort de ne pas avoir de relations sexuelles ! sauf quelques cas de suicide mais alors c’est une souffrance par rapport à la norme ou à la frustration du désir qui vire au désespoir, ça n’a rien à voir avec la notion de besoin. Ca a commencé à vraiment me dégoûter cette vision consumériste de l’autre, je n’avais pas envie de l’avoir, je ne voulais qu’on l’ait vis à vis de moi. Depuis (4 ans) j’attends d’avoir envie mais sans vraiment attendre, j’ai pris de la distance par rapport à ça et … oh miracle ! je ne souffre pas et même je jouis d’une énergie que je peux réinvestir dans d’autres secteurs de mon être, comme ma curiosité intellectuelle par exemple. L’activité sexuelle me pompait une énergie pharaonique en fait pour pas grand chose au final : pour prendre une métaphore médicale : le rapport inconvénients/bénéfices n’était vraiment pas bon ! Je ne crache pas sur ma vie passée : peut-être que sans avoir eu une vie sexuelle je ne serais pas en paix ainsi aujourd’hui … ou peut-être pas, l’empirique n’est pas obligatoire pour comprendre les choses. Je ne méprise pas les gens qui galopent toute la journée pour se trouver un partenaire … c’est leur choix, je le comprends même si je n’adhère plus. Je constate simplement que pour moi ici et maintenant c’est nickel de chez chrome sans sexe, je me sens comme libérée !
    Bon courage à tous et à toutes, c’est un long chemin que d’être un homo sapiens … vraiment sapiens quoi ! En tout cas échanger sur ce qu’on vit, qu’on ressent ça ne peut pas faire de mal mais que du bien.

  11. Entierement d accord avec le dernier commentaire.

    Pour lutter contre l opression du refus de la difference, celle de vouloir etre soi, asexuelle, celibataire, autonome, je ne vois plus qu une solution : faire des « badou » concus pour des plans anti drague, une serenite relationnelle, trouver des gens prets a aider celkes et ceux qui se coltinent des presdions, voir un harcelement. Puisque le sexe est consomation, il n y a qu a imaginer des poupees asexuelles, de toutes sortes, des vetements sympas de preference, pour asexuels, bref, imiter la « propagande » sexuelle, dans le sens asexuel.
    L enjeu est de taille, car il ne faudrait pas imposer l image de l asexualite comme l anti-sexualite, ce qui est une tache hardue.
    J ai imagine tout un tas de procedes, assez humoristiques, passant du string lance nounours en guimauve, au dessin anime style minimoys version asexuelke avec des sexuels dans le tas.

    Je sais bien que c est du desespoir, en tout cas, sachez qu internet n est pas donne a tout le monde. Il faut en tenir compte dans certains cas extremes. Le mien l est. J ai de la chance….pfuhhhh….

    Ce que je veux dire, c est qu il ne faut pas etre intolerant, meme si nous le sommes tous a un certain point. Imaginez que des cas extremes existent, dans toutes les formes d opressions, c est etre capable d evoluer.

    Je met mon e-mail, mais je n y accede pas de maniere privee.

    Tres fatiguee, pas prise au serieux du tout, je me bats, dans un isolement, paradoxale, car donnee en pature.

    Je me bats, pour que l intolerance cesse, j espere ne pas y laisser ma peau, au moins pour mes enfants, adultes.

    L intolerance est partout, au fait. Il faut prendre garde a ne pas etre son propre ennemi, si, si, en jygeant sur des details, sans savoir le pourquoi du comment.

    Je vous donne mes idees farfelues, au cas ou elles pourraient servir.

    Cordialement, a tous.

    Je ferais ce que je peux pour pouvoir vous lire, puisque l echange prive m est interdit.

  12. Un petit coucou en passant, puisque là, je peux, ^^
    J ai vu avec un plaisir immense (pas sexuel, be non), une BD informant de ce que est l asexualité, de manière humoristique, joyeuse, ça m a fait un bien fou ! En plus j ai appris des choses, sur les homosexuels, considérés comme déviants, pervers, le truc habituel.
    Ce qui me fais du bien aussi c est de voir à quel point dans une certaine mesure, je me retrouve dans vos propos. Dans mon cas, j ai remplis les cases mariage, sexualité, (qui demandait une énergie pharaonique ! C est une superbe description !) et les cases « Bobonne à la maison, et j ai fais deux enfants, ça pas été de la tarte, à tous les points de vue.
    C est bizarre, car je ne me suis jamais imaginée en couple étant enfant, ça m engoissait au plus haut point, mais je me voyais avec des enfants. C est pas simple s’t histoire là.
    Nous traversons des époques contradictoires.
    Pour ma part, je me vois et me ressens comme une sorte de révolutionnaire, pensant tout naturellement que une femme ne doit pas être l avenir de l homme, mais le siens, par ses richesses et sa personnalité, pour pouvoir être l avenir, tout simplement, hommes et femmes confondus, pas forcément dans le sexe.

    Je crois aussi que notre histoire fait ce que nous sommes, analyse oblige, il s agit d un tout, nous sommes un tout, pas des petits morceaux : sexe….par exemple….

    Bien que je ne puisse pas avoir de relations privées normales, vu ma situation, je suis émue, émerveillée de vous lire, ça me soulage aussi.

    Soyons des sapiens, oui ! Bravo et félicitations, pour votre sincérité.

    Bon, alors, ces strings lances nounours en guimauve ? C est pour quand ? ^^

  13. Bonjour à vous tous.

    Déjà je suis vraiment heureuse de voir que tant de personnes se sentent soulagées en prenant connaissance de ce site et souhaitent affirmer leur asexualité comme une part d’eux et non pas un caractère qui les définit.
    De plus, je me rends aussi compte que l’asexualité est beaucoup plus difficilement acceptée dans la société que n’importe quelle autre sexualité (du moins de ce que j’en ai vu).

    J’ai 18 ans et je sais que je suis encore très jeune (et peut-être confuse comme on peut l’être à mon âge lorsqu’on découvre la sexualité). Mais malgré toutes les informations données sur ce site, je doute encore de comment je pourrais me qualifier.

    Je suis vierge et je n’ai (encore ?) jamais ressentis d’attirance sexuelle pour quelqu’un alors que je n’ai pas une libido considérée comme « plus faible que la norme ». Et je ressens régulièrement l’envie de me faire plaisir. Pourtant, cette libido est complètement détachée d’une attirance sexuelle autant hétérosexuelle/homosexuelle/autre.
    Je ne suis pas dégoûtée par l’idée d’entretenir une relation physique avec quelqu’un (toucher, embrasser, caresser, etc) mais l’acte en lui même ne m’intéresse pas.

    J’ai aussi l’impression que je ne ressens pas d’attirance physique/esthétique comme la « norme ». Je suis sensible à beaucoup de physiques très différents et certains parfois considérés comme repoussants (ex: cicatrices, graisse, rides, malformations, brulûres, etc).

    J’ai pourtant un très fort désir romantique, je ne suis jamais tombée amoureuse de quelqu’un mais je sais que je souhaite en avoir une. Mais j’ai tendance à réprimer ce désir par peur de l’aspect compliqué/confus/incompris que pourrait apporter une relation romantique avec une personne ne comprenant pas ma sexualité car moi non plus je ne la comprends pas vraiment et cela me paralyse dans mes potentielles relations amoureuses.
    Et même lorsque je rencontre des personnes acceptant l’idée d’asexualité, je ne suis pas confiante d’affirmer mon asexualité car ma libido et mes désirs romantiques semblent contredire cette affirmation…

    Aussi je ne sais pas si cet endroit est idéal pour trouver une réponse à mon problème mais j’ai ressentis le besoin de m’exprimer dans une communauté ou je pourrait peut-être être comprise et qui pourrait peut-être m’apporter des réponses. Les personnes qui liront ce commentaire pourraient m’éclairer un peu sur la question et m’aider à comprendre car personne de mon entourage n’a de sexualité « hors norme » aussi compliquée que la mienne.

    Et pour ceux qui sont encore en train de lire, merci beaucoup d’avoir prit le temps de lire mon commentaire confus.
    J’espère pour tous ceux en quête de réponses que vous trouviez ce que vous chercher et que cela rende votre vie plus facile.

    Cordialement.

  14. Bonjour à tous,

    Franchement j’ai un problème. A plus de 30 ans, c’est pas trop tôt pour faire le bilan.
    Je lisais que la sexualité est un composé de culture au sens large (environnement, personnel, familial etc …) et de renforcements. Alors faut penser à soi et à son expérience pour y lire quelque choses.

    Je ne pense pas être moche, assez viril j’ai des poils brun roux partout, yeux verts bruns une allure ténébreuse, érection quasi tout les matins et dans des états anxieux il m’est arrivé 5 masturbations par jour. Donc niveau testostérone ça va.
    Attitude assez sérieuse, sage (une femme m’a déja dit être touché par ma maturité calme), mais parfois plaisantin quand il n’y pas d’enjeu.

    Alors le problème doit être plus du coté comportement.
    Je dirais que j’ai une certaine addiction au porno, mais aussi à la romance.
    Je dirais que je n’arrive pas à entreprendre une femme sans être amoureux et la c’est le drame car il est difficile de séduire dans cet état, donc rejet, renforcement et je perds confiance.
    Je dirais que j’ai du être amoureux 6 fois jusque la. 4-5 fois elles m’ont séduite (initié la séduction), 1-2 fois je suis allé les voir car intéressé et c’est la que ça fait le plus mal.
    J’ai déja refusé 3 coups d’un soir, pas explicitement, mais en étant évasif géné ou en me sabordant.
    Je dirais que j’ai du mal à conclure, éducation ? catholique ? j’essaye d’en faire trop, trop bien, autosabordage.
    Je me demande si j’ai pas une croyance qui voudrait que je commence / vive la sexualité dans une belle histoire d’amour. Ca parait un peu subversif de nos jours.

    Enfin quand ça foire, j’arrive en général à sublimer, telle m’a fait découvrir Rimbaud, telle autre la Chine …

    J’aimerais bien aboutir à quelque chose, mais je me demande si le renforcement n’a pas fait trop de mal.

    Merci pour vos idées commentaires

    • Je pense que non, au début je justifiais mon absence de désir par le fait que la personne que j’aimais ne correspondais pas complètement à mon idéal, ou que je n’avais pas une confiance totale en ses sentiments pour moi. Si j’avais trouvé l’âme sœur peut-être que je ne serais plus asexuelle…Qui sait ?

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