L’asexualité est une sexualité déviante

 

Je republie ici l’article que Camille avait publié sur Sexpress sans les intertitres farfelus et avec son titre original.

 

Vous avez bien lu et je n’ai pas peur de l’écrire : l’asexualité est une sexualité déviante. C’est une sexualité infréquentable, une sexualité malsaine. Et c’est à se demander si ce n’est pas déjà un peu voyou d’aller jusqu’au bout de l’article. Mais continuons, car si l’asexualité dévie, elle dévie bien par rapport à quelque chose. Et on peut se demander, ce quelque chose : c’est quoi ?

Et ça non plus je n’ai pas peur de l’écrire : c’est la sexualité elle-même qui est la norme. Notre société commande la sexualité. La sexualité n’est pas un choix. La sexualité n’est pas une possibilité. La sexualité : c’est obligatoire.

Lire la suite

Asexualité et LGBT : plaidoyer pour une inclusion

C’est Rising Sun de AVEN qui a traduit le texte. Merci ! (L’original, sur le site de Asexual Awareness Week)

 

1- La place de l’asexualité dans le mouvement LGBT

On entend souvent dire que les personnes asexuelles n’ont rien en commun avec les personnes lesbiennes, gays, bi-e-s ou trans et qu’elles ne partagent aucun des problèmes et des désavantages de ces dernières, si ce n’est le fait d’appartenir à une minorité sexuelle. Qu’en est-il ?

Lire la suite

La normativité sexuelle

quotes1

De la même manière que l’hétéronormativité positionne l’hétérosexualité comme la façon d’être normale, universelle et socialement désirable ; la normativité sexuelle positionne la sexualité comme une façon d’être normale, universelle et socialement désirable. Cette normativité sexuelle postule que toute personne est sexuelle tant qu’elle n’affirme pas le contraire. De surcroit, l’asexualité y est présentée comme nécessitant une explication et un possible traitement médical tandis que la sexualité est tout simplement, et souvent de manière non questionnée, pensée comme la façon d’être normale.

Lire la suite

Découvrez «The A Life Podcast» en six épisodes ! [1/6]

A Life Podcast est un podcast (quasi) hebdomadaire autour de l’asexualité enregistré entre 2009 et (début) 2012. Les auteurs (Henrik Anttonnen et Rebecca, rejoints par Alexa, Reeba, Vlad et quelques invités) ont abordé différents thèmes (la communauté asexuelle, asexualité et les parents, asexualité et religion, asexualité et le mouvement LGBT, ) Il y a eu en tout 77 épisodes ! La liste complète (feedburner) est disponible ici. Il est également possible de s’abonner depuis iTunes, ou un iBidule.

Lire la suite

Un ami inverti en vaut deux

Juste quelque mots pour affirmer mon dégoût et ma colère face à l’homophobie insupportable que l’on nous impose depuis des semaines dans le cadre de la loi dite du mariage pour tout-e-s. J’ai parfois les yeux trop rivés sur ce que je fais au jour le jour et j’ai le sentiment que j’ai manqué d’apporter mon soutien de façon claire et nette sur ce sujet. Cette violence me donne la nausée et si je n’avais pas prévu de parler d’asexualité à la Mutinerie ce dimanche, j’aurais sûrement sauté sur l’occasion pour aller dire aux homophobes qui vont manifester samedi et dimanche à Paris d’aller au diable.

Je laisse la parole à un collectif d’individuEs qui expliquent bien mieux que moi ce qu’elles veulent. Vous pouvez lire le texte dans son intégralité sur le blog de Sorcellerie Transféministe.

Lire la suite

Cinq histoires sur le sexe auxquelles je ne crois plus du tout

Je suis asexuel et sex-positif. Et je ne vais pas changer d’avis. Je ne suis pas neutre sur cette question. Je n’ai pas non plus une attitude négative à l’égard du sexe. Je suis sex-positif. On ne peut pas être plus clair. Toutes les pratiques consenties méritent le même respect : un point c’est tout.

Ceci étant dit, j’ai aussi une position critique sur la sexualité. Mais ce n’est pas contradictoire, pas vrai. Et j’ai en particulier un problème avec un certain nombre d’histoires que l’on raconte sur le sexe. Surtout quand ces histoires sont trop rigides, surtout quand elles sont tellement serrées que l’on ne peut plus bouger à l’intérieur.

Parmi ces histoires, j’en ai choisi cinq et je ne les ai pas choisies par hasard. Je les ai choisies, déjà, parce que ce sont cinq histoires auxquelles je ne crois plus du tout. Je sais qu’on aime se les raconter, mais je n’arrive plus à y croire.

Mais ce n’est pas la seule raison. Je les ai aussi choisies parce que ce sont des histoires trop étroites. On étouffe à l’intérieur. Quand on est asexuel-le, bien sûr, mais pas seulement. Ce sont cinq histoires qui nous poussent à croire que la sexualité c’est quelque chose d’obligatoire. Et ça, c’est ennuyeux.

Lire la suite

L’asexualité n’existe pas ! (J’espère que c’est clair !)

Je suis tombé sur ce texte-là, écrit par un psychanalyste anonyme sur doctissimo. Je l’aime bien ce texte. Il se sent tellement supérieur et tellement sûr de son savoir, ce M. X, que j’ai eu envie de le rouler un peu dans la farine. Et puis aussi, c’est comme une série que je fais. Après « Pour en finir avec l’asexualité », je fais maintenant : « L’asexualité n’existe pas ! ».

Lire la suite