Découvrez «The A Life Podcast» en six épisodes ! [2/6]

Voici le deuxième résumé de A Life Podcast. L’épisode que j’ai retenu cette semaine traite des liens avec les communautés LGBT. Si je suis un peu en retard, c’est parce que j’ai essayé de faire une transcription plus précise du contenu du podcast. De la lecture en perspective !

Il n’y a qu’Henrik et Rebecca pour cet épisode. L’émission débute par un commentaire à propos d’un t-shirt portant un slogan Asexuel mentionnant «I party the hardest» (que je traduirais par «Je fais la fête à fond !») Henrik lance un argument contre le t-shirt pour faire avancer la discussion…apparemment il a été trop loin ! Précision d’Henrik (party harder, could harder so don’t party the hardest – littéralement, la fille disait qu’elle pouvait s’éclater davantage, dont elle fait mentir son t-shirt affirmant qu’elle s’éclate à fond)

2ème commentaire : il est plus facile de parler d’asexualtié en tant qu’orientation plutôt qu’absence d’orientation. La discussion est toujours ouverte sur est-ce une orientation ?

Poll results :

1- Est-ce que l’asexualité doit être considérée comme une orientation ?

-Non : 1 personne
-Oui : 22 personnes (60% des votants)
-Pas de quoi débattre : 13 personnes

C’est assez dans l’ordre de ce qu’attendait Henrik bien qu’il recommande d’écouter le podcast avant de répondre 

Peut être que ce n’est pas un problème, que nous n’avons pas à décider
Pas un sujet dans la communauté, mais vers un plus large public ?

2-Allez vous porter le T-shirt ?
-Oui : 15 personnes
-Non : 21 personnes

Commentaires trop longs ou trop courts, Rebbecca nous invite à les lire directement sur le blog.

Blog post : asexualité et communauté LGBT

C’est ce billet qui c’est ce post qui a inspiré cet épisode, et qui sera le point départ de la discussion.

Ce post résume assez bien un question récurrente. Il s’agit d’une Lesbienne S qui est toujours confrontée aux mêmes plaintes de la part des A.  D’après elle, les A pensent que toute la communauté LGBT est autour du sexe. Or cela va bien au delà. «Nous avons une famille, de fort liens émotionnels avec nos partenaires, [….] avant d’être attirés sexuellement par eux».

Commentaire d’Henrik : il aurait été judicieux que l’auteure cite des sources, car là elle nous accuse de faire de larges généralisations en faisant de larges généralisations. Sans aller jusqu’à ce préjugé, en se basant sur quelques points d’entrée notamment la communauté LGBT de Finlande, Henrik a de bonnes raisons de penser que la question du sexe est un peu plus importante chez les LGBT que chez les «hétéros» (straight people).

Ces derniers (les LGBT de Finlande, je précise), sont un peu extrémiste d’ailleurs, ils affirment notamment que les asexuels ne sont pas légitimes pour deux raisons : 

-Ils n’existent probablement pas
-Ils ne sont oppressés d’aucune manière.

Henrik pose la question de savoir s’il y a des raisons légitimes, ou non légitimes, d’affirmer cela.Rebecca comprend la raison pour laquelle ont peut penser que la communauté LGBT est basée sur le sexe, car quelque part, on a tendance a remarquer en premier abord que tout ses membres ont en commun une attraction vers des personnes de même sexe. Mais ils ont bien plus que cela en commun ! Structures familiales, expériences du coming out, il s’agit en fait de toute une identité, des expériences de vie qu’ils ont en commun. Aussi ce n’est juste de dire qu’ils ne parlent que de sexe.

Henrik en tant qu’aromatique s’émeut de la bannière de sa communauté locale LGBT : «Nous célébrons l’amour et le sexe sous toutes ses formes». Henrik n’est en rien concerné. Il est à l’exact opposé. 

L’impression que laisse le groupe LGBT du campus de Rebecca (PRISM – People for the Rights and Individual Sexual Minorities) est totalement différente. Rebecca y participe activement, elle a notamment fait un meeting sur l’asexualité ils parlent notamment de question politiques en rapport avec la communauté LGBT. Récemment ils ont joué à un Pictonnary autour de gays célèbres. Ils préparent une série de réunions autour de «qu’est ce qu’appartenir à un groupe minoritaire ?», Rebecca y tiendra la conférence sur l’asexualité. Henrik salut cette expérience positive, mais rappelle une chose : toutes les difficultés auxquelles peut faire face la communauté LGBT ne concerne pas forcément les asexuels… Rebecca approuve. Mais si elle participe à PRISM, c’est parce qu’elle se sent concernée par la cause LGBT, et non pas parce qu’elle y appartient (elle est hétéroromantique). Elle parle des luttes de priorités au sein de la communauté LGBT : certains veulent d’abord se battre pour leur propre cause (ex homo), puis aider les autres (ex les trans) une fois leur combat gagné.

Une autre pratique que dénonce Henrik : des S qui s’inscrivent sur le forum pour se plaindre des A faisant cas de généralités sur les S. Les généralisations sont indispensables pour avoir un début de discussion. À titre d’exemple, Henrik suppute l’existence de communauté d’aveugles et malvoyants sur Internet. Communautés au sein desquelles ils partagent des blagues sur les personnes non-aveugles. Comme pour nous, ce serait une manière de décompresser, surtout pour les asexuels qui subissent ce monde hypersexualisé. Rebecca souligne la difficulté d’intervenir en tant que S dans un forum A. En tant que A nous sommes enclin à admettre que tous les S ne sont pas obsédés par le sexe, ne sont pas anti-asexuels….Même si ces derniers ne sont pas une majorité, ils représentent une proportion suffisante pour qu’on la remarque. Elle termine en précisant que c’est la seconde référence d’Henrik à des malvoyants.

Le dernier paragraphe du billet de blog ouvre la discussion sur la distinction entre l’attirance romantique et l’attirance sexuelle. Séparation qui existe de facto chez les A (pas d’attirance sexuelle). Rebecca rappelle que lors d’une rencontre amoureuse, un asexuel ne sera jamais dans l’attente de relations sexuelles. Alors que chez les S, sexe et romance semblent fortement liés….même s’il existe des exceptions (ex hétéroromantiques homosexuels). Rebbeca pense que c’est une bonne chose d’avoir une communauté LGBT compréhensive envers nous, même si cela n’est pas fondamentalement nécessaire.

Henrik n’a pas plus de problème avec les LGBT que les personnes hétéro. S’il est parfois antisexuel, c’est en réaction de l’hypersexualisation de notre société. «C’est que tu aimes la controverse !» lui répond Rébecca pour plaisanter. Henrik reconnait être la cause de nombreuses controverses, mais précise qu’il ne les provoque pas volontairement.

Généralisations à nouveau  : Henrik a fait un jour une généralisation un peu limite sur AVEN sur les romantiques, il a recu les mêmes réactions que celle dénoncées dans le billet de blog, ce qui l’a fortement touché. Une fois de plus, ces généralisations peuvent être utiles pour entamer une discussion car on sait bien que l’asexualité recouvre une large diversité de profils. Il termine par cette question : que se passerait-il si une armada de S débraquait sur le forum et critiquait tout ce que l’on avait dit ?

«The asexuality right movement» (Mouvement de revendications asexuel»), ce n’est pas un mouvement de revendications politiques, Juste un groupe militant pour plus de visibilité. Henrik précise qu’il existe quelques rigolos qui revendiquent effectivement les même droits que les LGBT. Mais ce n’est pas le problème. Tout ce dont on a besoin c’est de visibilité. Pour résumer, nous sommes dans la situation inverse. Les LGBT ont été reconnus, et oppressé à cause de cette reconnaissance. nous avons juste besoin de cette reconnaissance, ce dont on est très loin. À la décharge de ces «clowns», Rébecca rappelle qu’Il existe tout de même une revendication qui touche au droit : le retrait de l’inscription de l’asexualtié dans le DSM, le manuel recensant les troubles et maladies aux états-Unis, sous la rubrique «Hypoactive Sexual Désire Disorder (Syndrome du Désir sexuel Hypoactif), défini comme «la persistance ou la récurrence d’absence ou d’évitement de tout ou presque tout contacts sexuels avec un partenaire sexuel». Ses synonymes sont l’aversion sexuel, ou encore l’anorexie sexuel. Certes on peut appliquer ces caractéristiques à un asexuel.  Mais ce qui nous différencie des cas pathologiques c’est que nous ne cherchons pas à avoir des relations sexuels, tandis que les personne qui en souffrent si, ce qui représente un problème pour elles. Henrik n’était pas au courant ! Il connait ce manuel, il se souvient de l’avancée qu’a été le retrait de l’homosexualité du DSM. 

S’il nous ne combattons pas pour le mariage entre asexuels, c’est que techniquement un mariage est validé lorsqu’il est consommé, mais comme ils ne vérifient pas ce point… Pour la question du mariage, il y a quand même un lien avec la commuanté LGBT : le cas des asexuels homoromantiques (ce qui montre que nos communautés peuvent être liées…). Mais pour continuer sur la mode des «sweeping généralisation» (grandes généralisations), Henrik fait la supposition que la pluparts des asexuels ne sont pas intéressés par le mariage. C’est aussi l’impression que laisse AVEN à Rebecca…L’idée de faire un sondage est lancée ! 

Rebecca raconte qu’elle a essayé d’en parler à ses cousins (le plus agé a 11 ans). Ce fut dur car il n’arrêtait pas d’insister sur «un jour, lorsque tu sera mère….». Elle a lui a répondu «sais-tu qu’il est possible que je n’ai pas d’enfants» et lui de répondre : «mais…tu es une fille !», ce qui n’a pas manqué d’exaspérer Rebecca. Un autre exemple à propos de traditions «lorsqu’elle aura des enfants», Rebecca «si j’ai des enfants». Rebacca n’aime pas cette idée qu’elle se mariera et aura des enfants «parce que c’est ce que font les gens». Elle souhaite être heureuse en étant simplement elle, et n’admet pas que l’on considère que quelque chose ne va pas si elle n’adopte pas ce standard. 

Henrik ajoute que la population mondiale dépassera 7 milliard d’êtres humains l’an prochain [en 2010] et que la dernière chose dont on a besoin est d’une personne faisant des enfants. Rebecca conclut que asexuels et mariage sera le sujet d’une émission dédié.

Nouveau billet de blog de Rebecca ! Ce billet est tiré du blog «to find my wings» (pour retrouver mes ailes) :

L’un des plus grands bénéfices de se découvrir asexuelle est de moins sentir la pression de s’habiller pour être attractive. C’est queque chose que l’auteure faisait plus ou moins consciemment, même pour aller voir des amis. Après tout, qu’est-ce que ça peut lui faire de passer devant un canon au supermarché ? Sur les derniers mois, elle s’est senti plus heureuse dans sa peau qu’en essayant de s’inscrire dans la dictature de l’attirance.

Rebecca lui souhaite bonne chance pour son bac, dont ses résultats tombent bientôt. Elle conclue qu’elle se reconnait parfaitement dans ce vécu. qui est typique de celui d’une adolescente (qu’elle n’est plus, puisqu’elle a eu 20 ans cette semaine). Henrik imagine qu’effectivement la pression est plus grande chez les filles. Mais précise que dans son cas, il n’a jamais prêté attention aux injonctions de la société, ce qui lui a valu bien des ennuis. Certes, il peut aller très loin dans ce sens, mais il étend tout de même cette pression aux adultes moins «désobéissants». Rebecca admet que cette pression s’applique aux adultes, mais dans une moindre mesure. Les adolescents garçons ont de plus l’obligation de démontrer leur hétérosexualité.Du coup, bien des gens ont du se faire des idées sur Henrik….Pour Rebecca, ils pensaient qu’elle était un peu à l’ouest, par son manque de références sur ces questions…Jusqu’à ce qu’elle leur annonce qu’elle était asexuelle, ce qui expliquait tout. Réactions aux blagues salaces : le manque de réactions d’Henrik était interprété comme le fait qu’il ne les comprenaient pas. Rebecca faisait semblant de ne pas comprendre car elle ne voulait pas les comprendre. Elle ne voulait pas y penser, et ne voulais pas que les gens pensent qu’elle souhaite les comprendre, afin qu’ils se taisent. Certaines étaient amusantes, mais quand ça allait trop loin, elle souhaitait qu’ils passent à autre chose.Générique de fin. Voilà, c’est tout pour cet épisode ! Comme vous l’aurez compris, le but du jeu dans la démarche du «aller plus loin» est de…trouver des forum de malvoyants sur le net, et de partager dans les commentaires les blagues qu’ils auront trouvé à notre sujet !!

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s